
Aveyron
Mine de rien le crayon progressait, affutait sa tecnhique. Peu à peu le hasard reculait gommé par le géométrique.
Enfin couché sur le papier, le point fait et les traits reposés, le crayon jubila grise mine oubliée.

Aveyron
Mine de rien le crayon progressait, affutait sa tecnhique. Peu à peu le hasard reculait gommé par le géométrique.
Enfin couché sur le papier, le point fait et les traits reposés, le crayon jubila grise mine oubliée.

Barcelone
...Tout ce travail sur l'acte photographique répondait en fait à la frustration que j'éprouvais depuis longtemps devant les photographies que je voyais dans les
galeries ou les musées, frustration que je n'ai jamais éprouvée, par exemple, devant des tableaux. Je veux parler du silence particulier aux photos exposées, alignées côte à côte sur les
cimaises, transformées en figures hiératiques, terriblement muettes. Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les photos ainsi montrées étaient silencieuses? On ne peut pas dire que les tableaux
soient silencieux. Non. Mais du jour où vous prenez conscience du silence des photos, vous ne pouvez plus vous débarrasser de l'idée qu'elles en sont marquées d'une façon indélébile.
Denis Roche (La photographie est incontournable, Fiction § Cie, Seuil 2007)

Coup dur, coup de massue, je sais et l'ai toujours su, suer pour la liberté est inutile. Vie clouée, sang amer, noirceurs indélébiles....

Montpellier
Au delà, l'infinie nébuleuse, le grand vide construit, la syntaxe atomique qui chuchote à l'oreille, les chants quantiques qui sculptent la cervelle, la mémoire à
ciel ouvert où tout s'évanouit.


Palavas les Flots

Trainées incandescentes ou souffle luminescent, l'émerveillement bousculait la matière grise, ses coins d'ombre, ses surfaces profondes.
La photographe répondit:"Je ne comprends pas que vous puissiez renoncer à la photo après en avoir fait d'aussi belles!"
Oui, les photographies des journées de l'invasion, c'était autre chose. Ces photos-là, elle ne les avait pas faites pour Tomas. Elle les avait faites poussée par la passion. Mais pas par la
passion de la photographie. Par la passion de la haine. Cette situation-là ne se répèterait plus. D'ailleurs, les photos qu'elle avait faites par passion, plus personne n'en voulait parce
qu'elles n'étaient plus actuelles.
Milan Kundera (L'insoutenable légèreté de l'être, Gallimard, 1987)

Albi
Jouer,
Aux quatre coins,
Aux quatre coins du monde,
Aux quatre coins de son monde,
Pour qu'il tourne bien rond,
Perpétuelle ronde.
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