Jeudi 11 octobre 2007
18-jlb-193035.jpgLe Grand Bornand

Tout en ruminant des pensées profondes le regard fixe, s'étonner du train où va le monde



par jlb (photographie et texte) publié dans : Réflexives
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Mardi 9 octobre 2007

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Sète

Ici s'impose la comparaison avec le peintre qui travaille au grand jour, par petites touches patientes et patentes pour coucher ses sentiments et sa personnalité sur la toile. A l'opposé, l'acte photographique est instantané et occulte, ressemblant en cela au coup de baguette magique de la fée transformant une citrouille en carrosse, ou une jeune fille éveillée en jeune fille endormie. L'artiste est expansif, généreux, centrifuge. Le photographe est avare, avide, gourmand, centripète. C'est dire que je suis photographe-né. Ne disposant pas des pouvoirs despotiques qui m'assureraient la possession des enfants dont j'ai décidé de me saisir, j'use du piège photographique.
Michel Tournier (Le Roi des Aulnes, Gallimard, 1970)
 

 

par jlb (photographie) publié dans : Sur la photographie
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Lundi 8 octobre 2007


15jlb-180024-copie-4.jpgPort Bou

Aériennes elles s'agitent, virevoltent, palpitent; 
Bavardes elles murmurent, racontent, crient; 
Solidaires, solitaires elles se cherchent, se rapprochent, s'évitent. 
Les mains ont au bout des doigts un peu de coeur transi.




par jlb (photographie et texte) publié dans : Mains
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Vendredi 5 octobre 2007


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Fenêtre fermée, ouverte 
Fenêtre fermée, de planches recouvertes 
Fenêtre condamnée, plus jamais de tête.



par jlb (photographie et texte) publié dans : Citadines
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Vendredi 5 octobre 2007


16jlb-304017.jpg


Souvent méconnue, parfois repoussée dans l'ombre
L'herbe persiste et signe à grands traits, en de grandes paraphes sombres.
 

 

par jlb (photographie et texte) publié dans : Végétales
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Mercredi 3 octobre 2007
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Montreal (Canada)

Tu fuyais, possédée par le démon de la fuite; 
Tu fuyais, légère sur tes pieds charmants 
Et lui, bon prince, te laissait aller.


par jlb (photographie et texte) publié dans : Féminines
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Lundi 1 octobre 2007

9-phot--H031-copie-1.jpgMontpellier

Je voudrais en somme que mon image, mobile, cahotée entre mille photos changeantes, au gré des situations, des âges, coïncide toujours avec mon "moi" (profond, comme on le sait); mais c'est le contraire qu'il faut dire: c'est "moi" qui ne coïncide jamais avec mon image; car c'est l'image qui est lourde, immobile, entêtée (ce pourquoi la société s'y appuie), et c'est "moi" qui suis léger, divisé, dispersé et qui, tel un ludion, ne tiens pas en place, tout en m'agitant dans mon bocal: ah, si au moins la Photographie pouvait me donner un corps qui ne signifie rien! Hélas, je suis condamné par la Photographie, qui croit bien faire, à avoir toujours une mine: mon corps ne trouve jamais le degré zéro, personne ne le lui donne.
Roland Barthes (La chambre claire, Ed. de l'Etoile, Gallimard, Le Seuil, 1980)


 

par jlb (photographie) publié dans : Sur la photographie
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Dimanche 30 septembre 2007

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Haute Savoie


Une idée aussitôt née, aussitôt envolée; 
Deux idées emmelées et bientôt séparées; 
Trois idées partant chacune de leur côté; 
Quatre idées qui se suivent bien alignées.


par jlb (photographie et texte) publié dans : Réflexives
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Vendredi 28 septembre 2007

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Montpellier

Soudain, là, sur le mur qui serpente en liane, le souvenir improbable des éléphants


par jlb (photographie et texte) publié dans : Végétales
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Mercredi 26 septembre 2007

3phot-249022-copie-1.jpg 




" Il en est des plaisirs comme des photographies. Ce qu'on prend en présence de l'être aimé n'est qu'un cliché négatif, on le développe plus tard, une fois chez soi, quand on a retrouvé  à sa disposition cette chambre noire intérieure dont l'entrée est condamnée tant qu'on voit du monde."
Marcel Proust  (
A l'ombre des jeunes filles en fleurs)


par jlb (photographie) publié dans : Sur la photographie
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