
Avant d'utiliser la pellicule sensible de son appareil pour recevoir l'image du monde, c'est le photographe lui-même qui est cette surface impressionnée! Le geste de
photographier efface les frontières entre les objets, le photographe, et la "colle" du monde. Il possède aussi le pouvoir de créer l'illusion de cet effacement pour son spectateur.
Serge Tisseron (le mystère de la chambre claire, Les belles lettres/Archimbaud, 1996)
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