Mardi 18 mars 2008
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Barcelone

Il venait de très loin, de partout, de nulle part, courant sur le front d'un big bang euphorique. Il se ruait sur nous pour nous trouer la peau et vivre dans nos tripes. Nous inondant d'un seul et même fluide, il ligotait nos organismes, boursouflait notre cerveau, gavait notre mémoire.  Nous ne pesions pas lourd face à ce monstre vorace dont la masse accumulée nous plombait sur place. Malgré tous les efforts de notre volonté, le temps tuait dans l'oeuf  nos espoirs de légèreté.

par Jean-Louis Bec publié dans : Réflexives
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Commentaires

Paisible lecteur !
commentaire n° : 1 posté par : Tietie007 (site web) le: 18/03/2008 18:08:23
Au moment de mettre un commentaire j'ai pensé que je devais prendre plus de temps pour re-garder cette photo. Je reviendrai.
commentaire n° : 2 posté par : ariaga (site web) le: 18/03/2008 18:33:20
Est-ce l'oiseau au sol qui enseigne à l'enfant le comment rester léger ?
Et qui sait les lignes d'envol qui se donnent à lire ...
Le temps se laisse parfois apprivoiser, il ne demande qu' à se poser en nos vies trop rapides ...
commentaire n° : 3 posté par : Kaïkan (site web) le: 19/03/2008 11:54:07

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