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Océan boulevard (9)

23 Mai 2008 , Rédigé par jean-louis bec Publié dans #Groupe 9: Océan boulevard

 

Océan boulevard: deuxième partie

 

Océan boulevard (9)

 

les pavés déroulent leur humeur saline

chaque grain de sable lisse sa part d'écume

 

 

Océan boulevard (9)
Angeiras (Portugal), 04/2008.

Angeiras (Portugal), 04/2008.

 

les heures mortes défigurent la plage

le passé déconstruit s'émiette en sable

je crois dans un élan

ranimer parfois

la vibration chaude de ses ruines

je crois deviner ce point de retour

d'un temps pur au delà des cristaux

mais rien

rien apparemment

ne découle du sable

il se coule seul en silence

détendu de froideur

 

dents de sel font la plaie vive

 

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Sedna 06/06/2010 12:33



Une porte au milieu du désert, à franchir ..ou pas.



Aurélien 16/06/2008 15:56

C'est magnifique l'Océan boulevard.

Chris-Tian Vidal 05/06/2008 00:04

Cette porte ouverte sur l'horizon, en réminiscences!Dieu que le monde des blogs offre parfois de belles surprises.

Kaïkan 24/05/2008 07:53

'Cristal de sel dans la plaie vive ..." et c' est bien de cela qu'il s'agit dans ces séquences de photos ... Tu nous donne à lire un itinéraire de vie à la fois extérieur et intérieur en voix off ou in au choix ... Une rencontre dérangeante entre le sel de vie ... Ah, si ce paysage même -ou décor- si je pense filmographie - était de cette pureté originelle, d'avant les âges , d'avant les expériences et les remords ... oui mais voilà, le sel est aussi celui qui réveille les blessures, qui les ramène au jour, comme ces traces laissées par des passants  invisibles car nulle âme physique en ces pages, juste des présences placardées sur un panneau de bois - et je ne sais pourquoi, ces affiches me rappellent l'homme au sac rose ... -De l'espoir- ouverture au constat blessé d'un passé révolu, tu nous donnes à lire des biographies, tu nous invites à l'introspection et il est vrai que l'absence humaine nous donne le champ libre pour emprunter ces itinéraires si bon nous semble ... nul repos en ces voyages, à peine une pause et voilà que surgissent de nouvelles questions, de nouveaux souvenirs, d'inattendues rencontres d'objets ...(PS L "P" De prêt à tout s'est transformé en "t" ..., les consonnes sont aussi jouettes à leurs heures ;-))))Une belle journée à toi ;-))

elaine 23/05/2008 16:18

amusante cette porte au milieu de nulle part