Dérive vagabonde
le silence rampe en feuillets étouffants
ton esprit comme le mien respire quelquefois par à-coups
libère des profils d'images trépidantes
tu fonces mains ouvertes
l'équilibre donné sur un début de fièvre
tu crois aux murmures chauds des mirages lointains
leurs roulements de dunes leurs voutes résonnantes
leurs ventres lisses et rebondis
tu vas tête vacillante
loin des pistes creusées par le fer vrai des socs
les possibles amarrés aux chaînes la terre
qu'importent tes courses vagabondes
ton bonheur surnage seul étalé de tout son long
et ton regard abreuvé de ses propres chimères
se roule une planète bleue à reflets mordorés
/image%2F1202935%2F20251228%2Fob_b44f2e_05-dscf0344-et-img-0188-g9-copie.jpg)