l'être
dans la main
de l'effondrement jaillissant
crie
le sang d'un temps
mort dans la fissure
les murs batis de liberté
sont les seuls battus rebattus abattus
l'être
dans la main
de l'effondrement jaillissant
crie
le sang d'un temps
mort dans la fissure
les murs batis de liberté
sont les seuls battus rebattus abattus
Lez (Hérault)
un pas glace les eaux
le fantôme prend
à l'hameçon
les âmes trop fertiles
l'homme tend
l'amer
du vide pris au corps
la boue est une porte
qu'il suffit d'enfoncer
Porto (Portugal)
ailleurs
renaît
l'effacé
ailleurs
se défait
la fenêtre
à perte de vue
ailleurs
s'espèrent
les visages de pluie
et de murmures
la parole
des mèches ruisselantes
Maguelone (Hérault)
la folle étendue
s'empare du soir
une ligne de coeur
rappelle l'horizon
la main dans son espace
referme sa paupière
sur la terre qui tourne
elle sait attendre
Maguelone (Hérault)
Douarnenez (Finistère)
la brume naufrage ses îles
le varech bourgeonne
des hommes
aux yeux cernés de voiles
trésor fermé au coeur
le bras dans le couteau
le courage est une peau de sel
tendue entre les rivages
Maguelone (Hérault)
les détours singuliers
nous raccrochent le coeur
soufflent
à nos lèvres
le chemin épelé
des lettres refermées
doux sentiments centrifuge
sentinelle givrée
qui manque la marche
de l'amour sur la route
Maguelone (Hérault)
Nîmes
la nuit
en carrés blancs
s'impose aux fenêtres
regard cendré
centré
le trouble des rues
se rapproche
s'effondre
le visage à l'endroit
se sait envers du monde
Nîmes (Gard)
le jour sombre
le pas lumineux
flotte
l'incarnation
bouscule
la muraille de l'ombre
la pierre au coeur nu
s'enracine
dans l'homme
la fuite
s'impatiente
sur des bouts de nocturne
Nîmes (Gard)
Nîmes (Gard)
une lueur se baisse
effleure la terre
des cheveux libérés
créent
sur le fil les ombres
la pulsion des artères
fait ventre de grains noirs
partout
l'imprévu
déploie ce que l'on croit
et modèle en soir
un regard qui se tend
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